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Épargne-pension : pourquoi verser avant le 31 décembre ?

Plafonds 2026, réduction d’impôt et ce qu’il faut vérifier avant de choisir.
18 octobre 2026 par
Épargne-pension : pourquoi verser avant le 31 décembre ?
Dossche Conseils SRL

Chaque année en décembre, on nous pose la même question au bureau, à Enghien : est-il encore temps de verser sur son épargne-pension ? Oui, tant que le montant arrive avant le 31 décembre. Encore faut-il savoir ce que cela implique.

Comment ça marche

Vous versez chaque année un montant sur un contrat d’épargne-pension. L’année suivante, l’État vous en rend une partie sous forme de réduction d’impôt. Une précision souvent oubliée : il s’agit bien d’une réduction, pas d’un remboursement. Si vous payez peu ou pas d’impôt, l’avantage sera limité.

Les plafonds pour 2026

Vous pouvez verser jusqu’à 1 050 € et récupérer 30 %, soit 315 € au maximum. Ou aller jusqu’à 1 350 € et récupérer 25 %, soit 337,50 € au maximum. Si vous optez pour la formule à 1 350 €, vous devez le signaler chaque année à votre banque ou à votre assureur.

Un exemple pour fixer les idées. Marie a 35 ans et verse 1 050 € cette année : elle récupère 315 € sur son impôt l’année prochaine. Si elle garde ce rythme jusqu’à ses 64 ans, elle aura versé 31 500 € et récupéré 9 450 € d’impôt en chemin, avant même de compter le rendement de son contrat.

La date du 31 décembre

Le versement est pris en compte l’année où la compagnie le reçoit, pas l’année où vous donnez l’ordre. Un virement passé le 30 décembre et reçu le 2 janvier compte pour l’année suivante. Pendant les fêtes, les délais bancaires s’allongent. Mieux vaut s’y prendre quelques jours à l’avance.

Avant de vous lancer

L’épargne-pension est accessible dès 18 ans. La réduction d’impôt reste acquise jusqu’à l’année de vos 64 ans comprise. À partir de l’année de vos 65 ans, vous pouvez continuer à verser, mais sans avantage fiscal.

Vous ne pouvez avoir qu’un seul contrat, en banque ou chez un assureur. Dans un couple, chacun peut avoir le sien.

À vos 60 ans, une taxe de 8 % est prélevée sur le capital constitué. Les versements effectués ensuite ne sont plus taxés. Les plafonds et conditions officiels sont détaillés sur le site du SPF Finances. Prévoyez une durée de dix ans minimum : un retrait anticipé est lourdement pénalisé fiscalement.

Le bénéficiaire en cas de décès a aussi son importance. Pour conserver l’avantage fiscal, il doit s’agir de votre conjoint, de votre cohabitant légal ou d’un parent jusqu’au deuxième degré : enfants, parents, frères et sœurs, petits-enfants ou grands-parents. Une autre désignation fait perdre la déduction.

Banque ou assurance ?

En banque, votre épargne est placée dans un fonds. Le rendement peut être plus élevé, mais il n’est pas garanti. Chez un assureur, vous choisissez entre un taux garanti, plus prudent, et un contrat lié à des fonds, plus dynamique. Vous pouvez également y ajouter une couverture décès ou la prise en charge des primes en cas d’incapacité de travail. D’un contrat à l’autre, frais et garanties varient sensiblement. C’est ce que nous examinons avec vous, au-delà du rendement de l’année écoulée. Pour une vue d’ensemble des solutions d’épargne, voyez notre page Épargne et prévoyance.

Un conseil que nous donnons souvent

Ne fixez pas la fin du contrat à 65 ans. Nous recommandons généralement une échéance à 75 ans. La taxe de 8 % est de toute façon prélevée à 60 ans. Au-delà, vous choisissez vous-même le moment du retrait. Si les marchés sont défavorables au moment de votre pension, vous gardez la possibilité d’attendre.

Et si vous n’avez pas 1 050 € à mettre de côté ?

Rien n’oblige à verser le maximum. Un versement de 50 € par mois donne déjà droit à la réduction d’impôt sur les 600 € de l’année. L’important est la régularité : c’est elle qui construit le capital sur la durée. Vous pourrez toujours augmenter le montant plus tard, quand votre situation le permettra.

Vous êtes indépendant ? L’épargne-pension se cumule avec la PLCI, dont l’avantage fiscal est plus important encore. Les deux se complètent bien.

Parlons-en

Notre simulateur vous donne un ordre de grandeur du capital et de l’avantage fiscal. Vous avez déjà un contrat ailleurs ? Nous l’analysons avec vous et vous disons franchement s’il vaut mieux le conserver ou en changer.

Le plus simple reste d’en parler. Prenez rendez-vous en ligne, au bureau à Enghien, par téléphone ou en visio : on regarde votre situation et on vous dit ce qui est pertinent pour vous. Sans engagement. Vous pouvez aussi nous appeler au 02 395 32 93.

Questions fréquentes

J’ai oublié de verser l’année passée, puis-je rattraper ?

Non. Chaque année compte pour elle-même et un versement ne peut pas être reporté sur l’année précédente. Un versement en janvier compte pour la nouvelle année.

Que dois-je faire dans ma déclaration d’impôt ?

Votre banque ou votre assureur vous envoie chaque année une attestation fiscale (formulaire 281.60). Le montant est souvent déjà prérempli dans votre déclaration ; sinon, vous le reportez dans le cadre X. Vous nous appelez en cas de doute.

Puis-je changer de banque ou d’assureur en cours de route ?

D’une banque à une autre, oui, un compte épargne-pension peut être transféré sans perdre l’avantage fiscal. Entre une banque et un assureur, non : on arrête les versements sur l’ancien contrat, qui continue à courir, et on en ouvre un nouveau. C’est ce qu’on analyse avec vous si vous envisagez un changement.

Montants et règles fiscales valables pour les versements effectués en 2026. Ils peuvent évoluer d’une année à l’autre ; nous mettons cet article à jour quand c’est le cas.